Une vingtaine de cas de paludisme à Mayotte depuis janvier

Outre le chikungunya dont un premier cas autochtone a été identifié cette semaine, Mayotte connaît aussi une résurgence de cas de paludisme, ces derniers mois. Vingt cas de paludisme ont été ainsi signalés à Mayotte depuis le début de l’année, dont 19 importés et un autre est en cours d’investigation. L’an dernier, 119 cas de paludisme ont été déclarés à Mayotte. Selon Santé publique France, ils sont tous importés et proviennent à 82% de l’Union des Comores où la maladie est en recrudescence (Madagascar et la Tanzanie arrivent en deuxième et troisième positions en pourcentage). Si aucun décès n’a été enregistré, 33% des patients ont dû être hospitalisés, dont sept admis en réanimation.

Comme le chikungunya, le paludisme se transmet par le moustique. Il ne s’agit pas toutefois d’un virus pour le deuxième, mais d’un parasite qui est dans 97% des cas à Mayotte le plasmodium falciparum. Santé publique France rappelle que le département était fréquemment sujet à cette maladie avant que des actions de lutte contre la propagation des moustiques soient mises en place en 2010 et 2011. Il n’y a d’ailleurs pas eu de cas de paludisme acquis à Mayotte « depuis juillet 2020, mais on observe une augmentation progressive du nombre de cas importés depuis quatre ans, avec un pic en août 2024 ».

« En matière de prévention du risque, de façon générale, il est recommandé de se protéger des piqûres de moustiques par l’usage de répulsifs, de moustiquaires imprégnées et par le port de vêtements couvrants dès la tombée de la nuit. Ces mesures permettent également d’être protégés contre les piqûres d’autres insectes vecteurs. L’usage d’une chimioprophylaxie doit être évaluée avant tout voyage. À ce jour, la combinaison atovaquone/proguanil ou la doxycycline sont les seuls médicaments recommandés en première ligne pour une chimioprophalyxie antipaludéenne », recommande Santé publique France.

Rédacteur en chef de Flash Infos depuis 2022. Passionné de politique, sport et par l'actualité mahoraise, ainsi que champion de saleg en 2024. Passé un long moment par l'ouest de la France, avant d'atterrir dans l'océan Indien au début de l'année 2022. Vous me trouverez davantage à la plage quand je ne suis pas à la rédaction.

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