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Ben Issa Ousseni garde le cap

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Déjà présent au sein de la précédente mandature, Ben Issa Ousseni est, depuis un an, le nouveau président du Département de Mayotte. Conscient du caractère de plus en plus urgent des projets à mener pour la population du 101ème département français, le conseiller départemental de Tsingoni garde la tête froide, les pieds sur terre, et la main besogneuse.

Flash Infos : Voilà un an que la nouvelle mandature a été élue au sein du conseil départemental. Quel bilan tirez-vous de cette première année passée à sa présidence ?

Ben Issa Ousseni : Je crois pouvoir dire que nous n’avons pas chômé. Refonte des délégations, des commissions thématiques, protocole d’accord partenarial sur les transports, mise en place de visites cantonales, création du premier lieu d’accueil enfant-parent… Ce sont quelques-unes des premières mesures que nous avons prises. Nous avons adopté à l’unanimité notre projet pour Mayotte avec plusieurs mesures phares qui vont de la gratuité de la barge piétonne que nous mettrons en place, d’une aide aux communes pérennisée et renforcée au développement significatif des modes de transports. Nous voulons également porter à 20% du territoire la place de la forêt et des zones naturelles préservées.

FI : La mandature précédente (2015-2021), emmenée par Soibahadine Ibrahim Ramadani, n’a pas su mener à bien de nombreux « grands projets » considérés comme essentiels pour la vie quotidienne des Mahoraises et Mahorais, certains d’entre eux datant de plusieurs décennies. Quelles premières pierres de ces chantiers la majorité a-t-elle déjà posé, ou s’apprête-t-elle à poser ?

B.I.O. : Je suis moi-même issu de la majorité précédente et, même si nous incarnons un large renouvellement, je ne critiquerai pas le travail considérable qui a été accompli sous la mandature précédente et auquel j’ai contribué dans le domaine économique. Pour autant, nous comptons essayer de mener à bien des chantiers emblématiques comme le bassin olympique de Kawéni, le centre de formation des sportifs de haut niveau à Chirongui, pour n’en citer que quelques-uns pour les Jeux des Îles 2027, mais aussi et surtout pour la pratique du sport au quotidien. Nous aurons bien sûr besoin d’un signal fort du gouvernement et de l’État pour y parvenir. En termes de méthode, comme nous le faisons pour le stade de Cavani, nous multiplions les réunions avec les entreprises et les acteurs du chantier pour créer les conditions d’y parvenir dans les délais.

FI : Lors de la campagne pour les élections législatives, de nombreux candidats ont réclamé le statut de Département – Région pour Mayotte. Est-ce l’un de vos souhaits, et comment comptez-vous vous y prendre pour gagner ce nouveau statut ?

B.I.O. : Bien sûr, il figure clairement dans notre projet de mandature. Cet objectif vise à réellement hisser notre collectivité à son niveau réel de responsabilité pour la construction de notre territoire en infrastructures et équipements indispensables à son plein essor. Il y aura incontestablement du lobbying à opérer auprès du nouveau gouvernement pour atteindre cet objectif qui nous mette à niveau pour demain.

FI : On observe justement, après les campagnes présidentielle et législative, une défiance de la population de l’île vis-à-vis de la majorité et des élus locaux. Comment, à votre échelle, pouvez-vous ramener de la confiance chez ces Mahoraises et Mahorais ?

B.I.O. : Cette défiance n’est pas propre à Mayotte, loin s’en faut, même si sur notre île, les élections locales passionnent la population. La confiance repose, à mon avis, sur deux facteurs clés : être capable de dire ce que nous ferons, et surtout de faire ce que nous disons. Tenir nos engagements dans la mesure de nos moyens. Et parler, à l’échelle des élus de Mayotte, d’une seule et même voix. C’est une attente forte de nos concitoyens au-delà des appartenances politiques. Agir ensemble pour Mayotte.

FI : Pour agir ensemble, il faut compter sur les élus de l’opposition. Comment jugez-vous leur travail au sein des assemblées ?

B.I.O. : Notre projet pour Mayotte a été, je le disais, adopté à l’unanimité. C’est l’illustration que, lorsqu’on parle d’un plan d’action, d’un programme pour la population, nous sommes capables de nous rassembler. Parce qu’il en va de l’intérêt général pour Mayotte et sa population. Je pense qu’il est sain, dans une démocratie, qu’il y ait une majorité et une opposition. Mais personne ne se plaindra que nous travaillions en bonne intelligence sur des projets qui vont, me semble-t-il, dans le bon sens.

FI : Il vous reste six ans à la tête du Département. Quelles sont les lignes directrices de la majorité pour la suite de ce mandat ?

B.I.O. : Nos orientations sont claires : réduire progressivement les embouteillages en combinant des mesures immédiates, de moyen et de long terme, pouvoir s’appuyer sur le futur schéma d’aménagement régional pour en faire un outil partagé de développement du territoire, contribuer à la coproduction de sécurité pour tous en proposant un véritable pacte collectif, entre l’État, les collectivités, la justice et l’éducation, avec des engagements réciproques, ou encore simplifier le parcours de l’usager, faire de l’économie bleue un levier solide de la croissance économique de notre territoire. Nous souhaitons aussi renforcer la culture de la connaissance : publications, archives départementales, salons et manifestations figurent également parmi nos engagements clés pour la population.

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