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Les journées de l'Europe

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brèves

Pour la première fois depuis l’après-guerre, la Sénat "va connaître l’alternance", selon les mots de Jean-Pierre Bel, le président du groupe PS à la chambre haute. La gauche a obtenu dimanche soir lors des élections sénatoriales 177 sièges sur 348, soit 2 de plus que la majorité absolue, rapporte lefigaro. fr. Peu avant 1 heure, les derniers élus des Antilles, tous de gauche, ont confirmé la victoire historique de la gauche. Ironie de l’histoire, c’est un homonyme de l’actuel président UMP du Sénat Gérard Larcher, Serge Larcher (DVG) qui a emporté le 175ème siège. Le sénateur sortant a été réélu sur le second poste dévolu à la Martinique, après l’élection, dès le premier tour, de Maurice Antiste, lui aussi divers gauche. En Guadeloupe, la gauche a réalisé un triplé gagnant, en remportant 2 nouveaux sièges, après la réélection de Jacques Gillot (DVG) plus tôt dans la soirée.

L’opposition décroche un élu aux dépens de la droite dans de nombreux autres départements : Paris, la Réunion, Saint-Pierre-et-Miquelon, Pyrénées-Orientales, Isère, Loire-Atlantique, Maine-et- Loire, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Oise, Yvelines (le fief de Gérard Larcher), Nord. "La gauche vient de gagner ce 25 septembre, elle vient de gagner les élections sénatoriales. C’est un véritable camouflet pour la droite", a souligné Jean- Pierre Bel. "C’est une échec sérieux, pour ne pas dire grave pour Nicolas Sarkozy", at- il jugé. "C’est un événement historique", a de son côté réagi François Hollande. "Ce serait pour le prochain président de la République, s’il est de gauche, un sérieux atout", a noté le candidat à la primaire socialiste. S’il a pris acte des progrès de la gauche, François Fillon y voit aussi une conséquence "des divisions de la majorité" et a appelé au "rassemblement de tous les élus qui se reconnaissent dans les valeurs de la majorité présidentielle". L’Elysée a "pris acte" de ces résultats. Une "conséquence de la progression de la gauche aux élections locales intervenues depuis 2004", a indiqué la présidence dans une courte déclaration.

 

Une nouvelle manifestation contre la vie chère est attendue ce matin sur notre île. L’intersyndicale prévoit 4 points de rassemblement : à M’tsapéré, vers le 5/5 à Mamoudzou, à Kawéni et en Petite Terre. Dès 7h, les protestataires de Kawéni et M’tsapéré entameront une marche en direction du point de rassemblement de Mamoudzou, un défilé qui avancera en opération escargot, perturbant ainsi fortement la circulation au sein de la capitale. L’action contre la vie chère entamée ce matin s’annonce illimitée. "Nous espérons aboutir à une réunion entre nous, le préfet et tous les distributeurs de l’île. Sans cette réunion, nous n’abdiquerons pas. La manifestation sera illimitée, à l’image du Cospar à la Réunion pour ne pas dire le LKP aux Antilles", déclarent les responsables du collectif. Ces derniers affirment également que depuis la semaine dernière, l’intersyndicale a sillonné l’île pour sensibiliser la population, "et ce matin, les Mahorais sont prêts à défendre leurs intérêts".

Les syndicats de l’Education nationale seront également dans la rue ce mardi pour participer au mouvement national pour la défense de l’éducation. Cependant, ça ne sera pas dans l’unité. En effet, la FSU (Snes, Snuipp…), la CGT-Educ’action, Sud Education et la FO appellent leurs adhérents à descendre dans la rue, mais pas côte à côte. Les 3 derniers syndicats seront au rond-point SFR à 8h, même lieu que ceux qui vont lutter contre la vie chère. La FSU, sera, quant à elle, devant la grille du vice-rectorat à 9h. La fédération syndicale a demandé à être reçu à "30 ou 40" par le vice-recteur François-Marie Perrin pour lui exposer leurs revendications mais après une réponse négative de l’administration, "il y aura de l’animation", prédit Yann Durozad, porte-parole du Snes.

"Le vice-recteur refuse de nous recevoir. C’était la moindre des politesses, nous recevoir et nous entendre, d’autant plus qu’on est les seuls à avoir fait la demande. On sera moins placide que l’on aurait pu l’être". A la question, pourquoi, une délégation de 40 personnes ? "C’est l’effectif normal d’une classe de lycée à Mayotte", répond le syndicaliste. D’après lui, cette réponse négative est due aux élections professionnelles : "Apparemment, s’ils nous reçoivent, ils seront obligés de recevoir les autres, alors que les autres n’ont même pas fait la demande" s’indigne-t-il. La FSU devrait rencontrer le préfet Thomas Degos ce vendredi.

 

La crise économique, la cherté particulière du kérosène à Mayotte, le dossier de défiscalisation refusé : autant d’éléments qui viennent contrarier le lancement du vol direct d’Air Austral entre Paris et Mayotte. Mais la compagnie ne renonce pas et compte séduire une partie du potentiel de 9.000 passagers par la rapidité du trajet, rapporte Geneviève Bieganowskiw sur tourmag.com. Gérard Ethève, le président d’Air Austral, a l’habitude de tenir un discours direct et, sur le lancement du vol direct Paris-Mayotte pour lequel il dédie un B-777-200 LR tout neuf, il est contrarié. Le business plan initial intégrait en effet deux éléments essentiels qui auraient dû permettre de proposer une gamme tarifaire très compétitive. Le nouvel appareil est, en effet, moins gourmand en carburant. Mais le carburant à Mayotte est 55% plus élevé qu’à Paris et les pétroliers comme l’administration ne sont pas prêts à faire des concessions sur les prix. Par ailleurs, Air Austral comptait sur une défiscalisation portant sur la moitié du prix d’achat de l’appareil. Or, le dossier a été refusé par les autorités de tutelle.

Le vol direct, qui commencera ses opérations courant octobre à raison de deux rotations hebdomadaires, aura donc une gamme tarifaire tenant compte de ces surcoûts induits. Elle sera identique à celle des vols existants via la Réunion alors qu’elle aurait pu être plus compétitive... "Le seul avantage du vol direct, c’est qu’un aller-retour se fera en 19h30 pour 32h sur la liaison via la Réunion", indique Gérard Ethève. Tout ceci dans un contexte de concurrence très vive où la clientèle communautaire est particulièrement attentive au tarif. Et le patron d’Air Austral de souligner que "dans le transport aérien, chaque fois que les coûts montent, les prix des billets baissent...". Air Austral compte évidemment sur une clientèle Affaires, et sur les représentants de l’administration française, voire les hommes politiques qui préfèreront le vol direct, mais leurs contributions ne suffiront pas à atteindre le point mort d’exploitation.

Le lancement de ce vol arrive donc à un moment où la conjoncture est particulièrement difficile. Le pétrole représente désormais 35% des coûts d’exploitation d’Air Austral et le personnel 17%. La compagnie prévoit donc de réduire son programme de vols sans fermeture de ligne mais avec des suppressions de fréquences. Un programme qui pourrait être réalisé avec 5 appareils dédiés au long courrier au lieu de 6 actuellement. Gérard Ethève envisage donc de louer ou de vendre un B-777-200 ER pour ne garder, à partir d’avril 2012 que trois B-777-300 et deux B-777-200 LR.

 

 

Depuis quelques jours, les automobilistes qui affirment payer en carte bancaire leur ravitaillement en carburant dans les stations Total sont gâtés. Ils n’ont plus besoin de descendre de leur véhicule pour le faire puisque les employés du pétrolier vous emmènent la machine à carte au volant. Toutefois, ce geste n’est pas de la pure amabilité envers le client. En effet, certains petits malins ont souvent affirmé qu’ils payaient en carte bancaire et quittaient finalement la station sans s’acquitter de leur dû. Malgré les caméras de surveillance et le fait que le numéro de plaque d’immatriculation était systématiquement relevé par les pompistes, Total a décidé d’agir en amont pour éviter les impayés. “On faisait confiance aux clients, mais certains ont abusé. Ce dispositif permet aussi de limiter les démarches à la police, à la gendarmerie ou au tribunal. Recouvrer l’argent peut prendre du temps et cela nous prend de l’énergie” raconte un pompiste.

 

Mardi en fin d’après-midi, des jeunes originaires de Koungou et non scolarisés au lycée de Mamoudzou, ont pris à parti et agressé des lycéens de Mamoudzou sur le terrain de foot en contrebas de l’établissement. La bagarre s’est soldée par un blessé transporté au CHM et 4 interpellations, dont un jeune connu des services de police et qui devait être présenté devant le tribunal mercredi après-midi. Mercredi matin à 6h30, alors que les élèves du lycée étaient rassemblés devant l’établissement, une cinquantaine de jeunes – selon la police – extérieurs au lycée ont entravé les accès à l’établissement et ont pris à parti les lycéens. La police a dû intervenir pour disperser les fauteurs de trouble, mais l’évènement semble avoir été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Excédés par les problèmes de violence qui semblent se généraliser dans la commune de Mamoudzou, les jeunes ont tiré la sonnette d’alarme. "Hier, il y avait des garçons avec des chaînes et des bâtons, on ne se sent pas en sécurité !", clamait une jeune fille témoin de la rixe de la veille.

Un petit collectif d’élèves s’est formé et après discussion, une manifestation a été improvisée pour protester contre les problèmes d’insécurité aux abords de l’établissement mais aussi contre les rotations de bus scolaires, jugées trop peu nombreuses. Plusieurs professeurs, manifestation contre la vie chère oblige, étaient déclarés comme grévistes et ne donnaient pas cours. Afin de calmer les esprits et dans l’optique d’un apprentissage de la démocratie, 4 représentants des élèves ont été reçus par le proviseur, M. Maleck, qui a recueilli leurs doléances. "Nous avons reçu une délégation avec qui nous avons établi un dialogue. Nous avions en face de nous des jeunes qui prenaient leurs responsabilités, ce qui est positif. Pour une fois, nous avions des élèves qui n’étaient pas seulement dans la revendication, mais qui essayaient de construire quelque chose".

Après les discussions qui ont menées à l’organisation d’une réunion la semaine prochaine avec la société de transport scolaire et la sécurité publique, la délégation a improvisé une réunion avec les lycéens pour leur faire part des discussions avec l’administration. On a noté par ailleurs la présence de Zaïdou Tavanday, conseiller général de Mamoudzou 2, venu en tant que membre du conseil d’administration du lycée. Ce dernier a avoué que les pouvoirs publics avaient également leur part de responsabilité dans cette escalade de la violence dans la commune de Mamoudzou. Les cours ont repris normalement dans l’après-midi.

 

 

C’était ce mercredi le "grand jour" pour les syndicats de salariés qui ont appelé la population à descendre pour manifester contre la cherté de la vie. A 7h du matin, plus d’une centaine de manifestant était déjà sur place, au rond-point SFR. Ce lieu stratégique n’a sans doute pas été choisi au hasard… La circulation, déjà très importante à cette heure de la matinée, n’a fait qu’empirer, d’autant plus que les manifestants ont choisi de jouer au chat et à la souris avec les policiers, alternant tour du rond-point et sit-in sur le rond-point. Une situation énervante pour les forces de l’ordre présentes, et quand au bout de deux heures, ils ne semblaient toujours pas pressés de partir, l’ordre a été donné de libérer le rond-point. La trentaine de policiers présents, aidés par deux pelotons de gendarmes mobiles, a poussé la foule hors du rond-point.

Les manifestants et les organisateurs ont exprimé leur mécontentement face à cette forte présence policière. Pour Hamidou Madi M’colo, secrétaire général de Force Ouvrière, "qu’ils nous laissent manifester et rentrent dans leur bureau". "C’est une manifestation pacifiste", n’ont cessé de scander les manifestants, mais les policiers ne sont pas rentrés pour autant. Ce n’est qu’aux alentours de 10h, à l’arrivée du président du conseil général Daniel Zaïdani et de son 1er vice-président Ibrahim Aboubacar, ainsi que du maire de Mamoudzou Abdourahamane Soilihi, que la situation s’est débloquée. Le président Zaïdani a renégocié un dernier tour avec le commissaire Delattre - excédé par le blocage - et ensuite, en tête de cortège, les élus ont conduit les manifestants en direction de Mamoudzou. Arrivés à la place de la République, les organisateurs, conscients de la possible récupération politique de leur mouvement, ont décidé de donner la parole une dernière fois aux hommes politiques, avant de reprendre la tête de la manifestation en direction de la préfecture.

Mais les manifestants n’ont pas laissé Ibrahim Aboubacar terminer son discours. "Le prix du mabawa a augmenté. C’est passé de 14 € à 23 €", a-t-on crié. Au plus fort de la manifestation, ils étaient 550 selon la police et un millier selon les organisateurs. Vers 12h, une délégation de 14 personnes a été reçue par le préfet et après plus d’une heure de discussion, la délégation est revenue "déçue" de la rencontre. "On n’a rien eu. Rien. Il nous a parlé de la libre concurrence, de l’importation qui expliquait en parti la cherté des choses mais à part ça, rien". "Que faire ?" demandent-ils à la centaine de manifestants qui a attendu. Un préavis de grève illimitée - cette fois-ci - doit être déposé pour mardi prochain.

 

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Une antenne du comité du tourisme de Mayotte (CDTM) a été inaugurée à la Réunion. Une rencontre avec les professionnels du tourisme de la Réunion a aussi eu lieu dans le cadre d’un partenariat entre les deux départements, pour la promotion du tourisme mahorais dans l’île. Le but du partenariat est le partage de compétences, rapporte linfo.re. Mais les deux parties parleront également de l’importance de la mise en place de 4 syndicats intercommunaux pour promouvoir les potentialités communales de Mayotte. La moitié des touristes à destination de Mayotte sont en provenance de la Réunion. Dans ce sens, le CDTM fera la publicité dans tous les coins de l’aéroport : panneaux, écrans, guides horaires et animation (danse folklorique) lors d’arrivée de gros porteurs. Les responsables du label gîte de France feront un pré-diagnostic des gites ruraux mahorais avant la mise en place du label.

Par ailleurs, Mayotte ayant été exclue du concept "Ile vanille", un partenariat entre îles de l’océan Indien regroupant Madagascar, la Réunion, Maurice, les Seychelles et les Comores, un premier essai de présence dans ce label sera effectué le 20 septembre lors du Salon Top résa de Paris, par la présentation de son guide "Ile vanille". En outre, Mayotte présente des problèmes d’infrastructure d’accueil, de prix du billet d’avion. A cela s’ajoute le visa obligatoire, alors que dans certains pays dont Maurice, cette formalité n’est pas exigée. Ainsi, Mayotte mise sur les croisiéristes pour promouvoir le tourisme, en attendant la multiplication des parcs hôteliers.

 

Le bâtiment des archives départementales de Kawéni a été l’objet d’un vol avec effraction dans la nuit de lundi à mardi. Tous les ordinateurs ont été dérobés.

 

La police a prêté main forte hier après-midi, aux services de la Dieccte (ex-direction du travail) et de la Daaf (direction de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt) dans le cadre d’une vaste opération de contrôle des vendeurs de poissons de M’tsapéré. 15 personnes ont été interpellées et 10 ont reçu une convocation pour travail illégal. L’hygiène était également en ligne de mire et les services de la Daaf n’ont pu que constater que des produits sur les étals avaient subit plusieurs congélation et décongélation successives. 300 kg de poissons ont été saisis, ainsi que 8 brouettes et 4 balances servant à la vente. Les agents de la direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont constaté que le matériel de pesée avait été modifié pour afficher des poids plus importants que la réalité et donc faire payer davantage aux clients ! Les vendeurs devront désormais s’expliquer devant la justice.

 

 

La chambre d’appel en disciplinaire a rendu hier matin le délibéré sur l’affaire Abdoulatifou Aly contre ses anciens clients, à qui il aurait tardivement reversé les dommages et intérêts qui leur étaient dû. En effet, il aurait fallu des "années d’insistance" avant qu’il ne daigne rendre les sommes. Le députéavocat a donc été déclaré coupable par ses pairs, bien qu’il ait rendu la totalité des sommes, soit 50.000 € pour les premiers clients et 20.000 € pour le deuxième. Ainsi, il écope de la lourde peine de 30 mois d’interdiction d’exercice du métier d’avocat assortis de 6 mois de sursis ainsi que 5 ans d’inéligibilité en tant que bâtonnier.

 
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