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Société Vie chère : Réactions après la signature de l'accord de sortie de crise

Vie chère : Réactions après la signature de l'accord de sortie de crise

 

La grève est finie, le protocole d'accord a été signé ce mardi soir. Initié le 27 septembre dernier, le mouvement contre la cherté de la vie aura duré 46 jours. Ce mercredi, aucune queue n'était visible aux entrées des magasins. Le riz, principal produit qui manquait et provoquait des chahuts devant les enseignes ces derniers jours, était mis en rayon. Il n'y avait pas grand monde dans les magasins. La population semble avoir fait ses provisions, croyant que la grève allait durer.

La grève est finie et les principaux protagonistes sont les premiers à se réjouir. Mardi soir, dans la salle de réunion de la Dieccte, les principaux protagonistes de la grève contre la vie chère se sont exprimés juste après la signature du protocole de fin de conflit. Le document étant paraphé, c'est donc avec un ouf de soulagement et sourire qu'ils se sont livrés aux médias. "Oui c'est bien que l'on puisse tourner la page et reprendre une vie normale. On était prêt à signer (depuis le protocole Denis Robin: ndlr) mais c'est l'intersyndicale qui ne voulait pas. L'année a été très dure, blanche, sans bénéfice. On espère que 2012 sera meilleure", s'est exprimée en premier la présidente de la Chambre du commerce et de l'industrie, Ida Nel.

"Ce que je retiens, ce sont les perspectives de cet accord, c'est l'avenir, et pour moi, le secret est là, l'intérêt de cet accord est là. On répond la thématique immédiate, du présent, mais on ouvre des perspectives pour l'avenir avec l'expertise. On est dans une logique de construction de Mayotte et de l'économie quand on arrive à un consensus avec des acteurs économique, autour des propositions très concrètes. Alors maintenant, au travail ! Ce sont des enjeux très importants d’où le fait que ça a duré. Il faut se donner le temps de bien réfléchir, l'ensemble des organisations ont apporté leur pierre. Je suis très déterminé sur cette base pour que les choses avancent et ce dès demain", encourage de son côté le préfet de Mayotte Thomas Degos.

Boinali Saïd Toumbou, un des leaders de cette intersyndicale estime que le travail qui a été fait jusqu'ici "est pour le Mayotte de demain". "Rendez-vous au mois de mars, on nous dira si la viande où le téléphone et autres produits sont trop chèrement vendus", attend-il. "Dès demain, les choses devront baisser. On a été bien éveillé pour négocier. Les gens évalueront nos travaux. C'est un travail pour les mahorais. On est parti pour faire un autre schéma. Nous en intersyndicale, on pointe du doigt ce qu'on appelle une économie de comptoir, c'est l'année zéro vers une réflexion sur cette économie de comptoir et ça c'est notre pacte social. A partir du moment où on pointe du doigt cette économie de comptoir, l'ensemble de l'Outremer peut-être fier de ce que nous avons fait à Mayotte", se congratule Boinali Said devant les regards approbateurs de ses camarades de lutte. La ministre de l'Outremer, Marie-Luce Penchard, s'est félicitée de la signature de l'accord de sortie de crise. "Je me félicite de la signature de cet accord qui valide le processus de médiation mis en place, à savoir la mission confiée à Stanislas Martin sur la fixation des prix et à Denis Robin, ancien préfet de Mayotte", a-t-elle déclaré à l’AFP.


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